Marché & Géopolitique
Contexte général
- Déclenchement d’une guerre en Iran, créant une incertitude extrême sur la durée du conflit, les infrastructures pétrolières et les routes maritimes.
- Marchés très volatils, souvent guidés par des rumeurs intraday plutôt que par des données fondamentales.
Choc pétrolier
- Brent : +49,9 % en mars
- WTI : +48,6 %
- L’écart Brent/WTI double, car :
- Production du Golfe perturbée
- Détroit d’Hormuz quasi bloqué
- Production US moins affectée → WTI moins “stressé”
- Futures Brent (juin/décembre) montent moins vite → marché anticipe un choc temporaire, mais avec un impact durable.
Inflation & taux
- Taux US 3 mois : quasi stable
- Taux US 10 ans : 3,97 % → 4,30 %
- Hausse marquée sur les maturités 2–5 ans → anticipation d’une inflation persistante.
- Même dynamique en Europe & Japon ; Chine stable.
Économie
- L’économie US était déjà en ralentissement → choc pétrolier pourrait déclencher une récession.
Prix du risque
- Equity Risk Premium (ERP) US : 4,37 % → 4,77 % (hausse modérée)
- Spreads de crédit : hausse légère, même en high yield
- VIX : 19,86 → 25,25 (hausse modérée, loin des pics 2020/2025)
- Conclusion : pas de panique, mais une réévaluation rationnelle du risque.
Actifs refuge
- Or : –10,4 % (atypique en période de crise)
- Bitcoin : +3,3 % (comportement déconnecté, comme souvent)
Impact géographique
- Paradoxe : Moyen-Orient & Afrique affichent les plus faibles baisses (~–2 %) grâce à l’effet prix du pétrole.
- Le dollar se renforce globalement.
Risque souverain
- Les CDS souverains du Moyen-Orient explosent (Qatar, EAU, Turquie > Arabie Saoudite).
- CDS US également en hausse.
- Damodaran met à jour exceptionnellement les ERP pays.
Scénarios
🟢 Scénario “complacence”
- Guerre courte
- Reconstruction rapide
- Levée des sanctions
- Pétrole retombe sous les niveaux pré-guerre
🔴 Scénario “panique”
- Guerre longue
- Infrastructures durablement détruites
- Sanctions maintenues
- Pétrole durablement élevé
- Récession mondiale
🧭 Conséquences durables
- Moins de capitaux du Golfe vers tech, sports, projets “vanity”
- Réallocation vers infrastructures énergétiques
- Alliances géopolitiques durablement fragilisées
Philosophie d’investissement
Idée centrale
Chaque investisseur doit développer sa propre philosophie, cohérente avec :
- ses croyances sur les marchés,
- son horizon,
- son tempérament,
- ses compétences.
Il n’existe pas de philosophie universelle gagnante.
Constats clés
- Très peu d’investisseurs actifs battent le marché sur le long terme.
- Même les “légendes” (Buffett, Simons, Soros) sont des exceptions.
- Impossible de distinguer clairement chance vs compétence.
- Copier les grands investisseurs ne fonctionne pas.
Pourquoi une philosophie est indispensable
Sans philosophie, on devient :
- un chasseur de winners (FOMO)
- une cible pour les scams
- un investisseur sans “plan B” quand une stratégie cesse de fonctionner
Les grands choix structurants
- Actif vs Passif
- Investing (valeur intrinsèque) vs Trading (prix/momentum)
- Market timing vs Stock picking
Construire sa philosophie : 5 étapes
- Identifier où les marchés font des erreurs (sur-réaction, lenteur, inefficiences structurelles).
- Choisir une philosophie cohérente avec ces croyances.
- Développer des stratégies testables, tenant compte des coûts & taxes.
- Vérifier la compatibilité personnelle (capital, horizon, tolérance au risque, compétences).
- Garder un feedback loop ouvert : adapter sa philosophie au fil du temps.
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